La caverne de l’humanisme : Marbode de Rennes

Texte et traduction de l’oeuvre du plus célèbre auteur de lapidaire au moyen-âge.

Présentation générale et bibliographie

Marbode de Rennes : présentation et bibliographie

Né vers 1035 en Anjou, Marbode fut élu évêque de Rennes en 1096 et mourut en 1123 au monastère Saint-Aubin d’Angers. Il composa à une date inconnue, peut-être peu avant son élection en 1096, un poème minéralogique que nous intitulons, selon les témoins manuscrits, tantôt De lapidibus, tantôt Liber lapidum, seu De gemmis.

Ce poème de 734 vers (hexamètres dactyliques), reprenant une tradition grecque transmise par les Latins, décrit 60 pierres en 61 articles, le dernier article étant consacré aux rapports entre l’anneau et la gemme et formant une sorte de conclusion. Le poème est introduit par un prologue (23 vers) qui fait allusion aux deux lettres fictives adressées par un certain Évax, roi d’Arabie, à l’empereur Néron (ou Tibère dans certaines traditions), pour lui demander des informations au sujet des pierres précieuses, puis pour le remercier des cadeaux reçus.

Une sorte d’avant-propos, qui figure dans plusieurs manuscrits, dont celui de Montpellier, Bibl. École de Médecine, H. 121, f. 50v, donne une manière de titre :

« Gemmis a gummi nomen posuere priores,

Quos translucerent gummi splendentis ad instar.

Nomine sed lapidis species signatur utroque ;

Propter quod Lapidum titulo liber iste notatur. »

Utilisant principalement les encyclopédies de Pline l’Ancien (Historia naturalis, livre xxxvii) et d’Isidore de Séville (Etymologiae, livre xvi) et l’adaptation latine du traité minéralogique grec attribué à un certain Damigéron, Marbode consacre son poème aux propriétés physiques et aux « vertus » médicales et magiques des minéraux et des substances assimilées (ambre jaune, pierres d’origine animale). Bon connaisseur de la littérature latine classique, Marbode se montre un versificateur talentueux : il avait écrit aussi l’un des premiers traités médiévaux de rhétorique, le De ornamentis verborum. Toutefois son lapidaire offre un paradoxe un peu surprenant : œuvre d’un clerc, qui fut d’abord écolâtre, puis archidiacre de la cathédrale d’Angers entre 1069 et 1096, avant d’être élu évêque de Rennes, ce poème offre un contenu rigoureusement minéralogique et magique sans la moindre allusion à la symbolique chrétienne des pierres précieuses, symbolique pourtant déjà largement développée à son époque autour des deux listes de pierres mentionnées par la Bible (Exode, 18, 17-21 ; Apocalypse, 21, 19-20).

Du poème de Marbode, nous conservons aujourd‘hui plus de 250 manuscrits dont la date de copie va du début du xiie siècle – donc une période très proche de la composition du poème- au xve siècle.

L’un des plus anciens manuscrits, celui d’Angers, Bibliothèque municipale, 309 (ancien 300), copié au milieu du xiie siècle, conserve sur les f. 7-11 un très bon texte avec seulement deux lacunes d’un vers chacune. Ce volume, qui provient du monastère de Saint-Aubin d’Angers, semble avoir été écrit précisément dans ce même monastère – où était mort Marbode. Ce témoin a ainsi été conservé, depuis sa date de fabrication jusqu’à l’époque actuelle, dans sa ville d’origine et dans la région – l’Anjou – qui vit la composition du poème.

Editions du poème latin : Johann Beckmann, Marbodi liber lapidum seu de gemmis, varietate lectionis et perpetua annotatione illustratus, Göttingen, 1799 ; J. J. Bourassé, Marbodi de lapidibus, dans Patrologiae Cursus Completus… Series Latina, J.-P. Migne ed., Paris, 1893, vol. 171, col. 1735-1750 ; John M. Riddle, Marbode of Rennes’ (1035-1123), De lapidibus, considered as a Medical Treatise, with Text, Commentary and C. W. King’s Translation, Wiesbaden, 1977 (Sudhoffs Archiv Beihefte, 20) ; Maria Ester Herrera, Marbodo de Rennes, Lapidario. Liber Lapidum, Édiciόn, traducciόn y commentario por Maria Ester Herrera, Paris, Les Belles Lettres, 2005 [paru en 2006] (Auteurs latin du Moyen Âge, 12).

Traduction française récente : Pierre Monat et ses élèves, Marbode, évêque de Rennes (1035-1123), Les lapidaires, Poèmes et proses à la gloire des pierres précieuses, Besançon, Université de Franche-Comté, 1992, 40 p ., republ. dans : Pierre Monat, Marbode, Poème des pierres précieuses, XIe siècle, traduit du latin, présenté et annoté…, suivi de Une lecture symboliste des lapidaires médiévaux par Claude Louis-Combet, Grenoble, 1996, 110 p. (Petite collection Atopia, 6).

Édition de la plus ancienne traduction française : Paul Studer et Joan Evans, Anglo-Norman Lapidaries, Paris, 1924.


L’édition qui suit reprend le texte établi par Maria Ester Herrera. Pour la commodité de la lecture, i/j et u/v ont été distingués selon l’usage moderne : sur les photos de manuscrits, le lecteur constatera que le copiste angevin du poème latin ne connaît que les lettres i et u.

La traduction est celle de Pierre Monat (1996), reproduite avec l’aimable autorisation de l’auteur.


Le titre rubriqué donné par Angers, Bibliothèque municipale, 309, f. 7rb, est : « Incipit liber Marbodi episcopi Redonensis de lapidibus »


Prologue : (photographie : Angers, Bibliothèque municipale, 309, f. 7rb)

Evax, rex Arabum, legitur scripsisse Neroni,

Quid post Augustum regnavit in Urbe secundus,

Quot species lapidum, que nomina, quive colores,

Queve sit his regio, vel quanta potentia cuique.

Hoc opus excerpens, dignum componere duxi

Aptum gestanti forma breviore libellum,

Qui michi precipue paucisque pateret amicis,

Nam majestatem minuit, qui mistica vulgat,

Nec secreta manent, quorum fit conscia turba.

Hunc tribus, ut multum, dandum sancimus amicis,

Qui numerus sacer est, et nos sacra pandimus illis,

Qui secreta Dei servando decenter honorent,

Quos gravitas morum vite commendet honestas.

Occultas etenim lapidum cognoscere vires,

Quarum causa latens effectus dat manifestos,

Egregium quiddam volumus rarumque videri ;

Scilicet hinc sollers medicorum cura juvatur.

Auxilio lapidum morbos expellere docta ;

Nec minus inde dari certarum commoda rerum

Auctores perhibent, quibus hec perspecta feruntur.

Nec dubium cuiquam debet falsumve videri,

Quin sua sit gemmis divinitus insita virtus :

Ingens est herbis virtus data, maxima gemmis. (v. 1-23)

Evax, roi d’Arrabie, écrivit, dit-on, à Néron, qui régnait à Rome juste après Auguste. Il lui dit combien il y avait d’espèces de pierres, quels étaient leurs noms, leurs couleurs, leurs pays d’origine, et quelle était la vertu particulière de chacune.

Quand j’ai découvert ce remarquable ouvrage, j’ai pensé qu’il était bon d’en tirer un bref résumé qui servirait principalement à mon usage et à celui de quelques amis. En effet, c’est diminuer la puissance des mystères que de les divulguer, et rien de ce que la foule peut connaître ne reste un secret . celui-ci, nous décidons de le livrer, au maximum, à trois amis : c’est un nombre sacré, et nous, nous faisons des révélations sacrées à ceux qui font honneur aux secrets de Dieu en le servant convenablement, et que recommandent le sérieux de leurs moeurs et l’honnêteté de leur vie. En effet, connaître les vertus secrètes des pierres, dont le pouvoir caché donne des effets visibles, nous voulons que cela soit considéré comme rare et exceptionnel.

Assurément, l’art ingénieux des médecins qui sait, avec l’aide des pierres, chasser les maladies, trouvera là un auxiliaire. On peut également en tirer divers autres bienfaits, c’est ce qu’affirment les auteurs qui ont, dit-on, examiné tout cela. Nul ne doit mettre en doute ni, à plus forte raison, considérer comme faux que chaque pierre ait reçu, de façon divine, une vertu particulière. Immense est la force donnée aux herbes : bien plus grande encore est celle qui fut donnée aux pierres !


Améthyste XVI : (photographie : Angers, Bibliothèque municipale, 309, f. 8va-8vb (attention : lacune du v. 248)

De amethisto.

Purpureus color ac violaceus est amethisto,

Vel quasi gutta meri solet aut rosa munda videri.

Quidam marcidior velut evanescit inalbum,

Ut corruptus aqua vini rubor esse putetur.

India mittit eum, gemmarum maxima nutrix.

Hic facilis sculpi ; contrarius ebrietati ;

Carus haberetur merito, si rarior esset,

At nunc negligitur, quoniam communis habetur.

Huic quoque dat species veterum sententia quinque. (v. 240-248)

L’améthyste a une couleur purpurine et violacée ; on la voit habituellement semblable à une goutte de vin ou à une rose pure. Il en est une espèce un peu dégénérée, qui tire doucement vers le blanc, donnant l’impression que la rougeur du vin a été abîmée par l’eau. Elle nous est envoyée par l’Inde, la grande mère nourricière des pierres. Il est facile de la graver ; elle empêche l’ébriété. Elle serait chère à juste titre, si elle était plus rare. Mais elle est en fait négligée, car on la considère comme commune. La science des anciens en présente cinq espèces.


Corail XX : (photographie : Angers, Bibliothèque municipale, 309, f. 9ra)

De coralio.

Coralius lapis est, dum vivit in equore, vimen.

Retibus evulsus, vel cesus acumine ferri,

Aere contactus, fit durior et lapidescit ;

Quique color viridis fuerat modo, puniceus fit.

Hic velut arbusti ramusculus esse videtur.

Circa semipedem vix longior inveniendus,

Ex quo finguntur gestamina commoda multis ;

Quippe salutaris portantibus esse probatur.

Ipsius est, ut ait Zoroastes, mira potestas ;

Et sicut scribit Metrodorus, optimus auctor,

Fulmina, tiphonas, tempestatesque repellit

A rate, vel tecto, vel agro, quocumque geratur.

Ast in vinetis aspersus, et inter olivas,

Aut a ruricolis cum semine jactus in agros,

Grandinis avertit calamis contraria tela,

Multiplicans fructus, ut fertilitate redundent.

Umbras demonicas, ac Thessala monstra repellit.

Introitus prestat faciles finesque secundos. (v. 312-328)

Le corail est une plante souple tant qu’elle se trouve dans la mer ; une fois arrachée par les filets ou coupée au tranchant du fer, au contact de l’air, elle se durcit et se pétrifie ; et, alors que sa couleur était verte, il devient bientôt pourpre. Il ressemble à un rameau de petit arbuste. Il est rare qu’on en trouve qui soient plus longs qu’un demi-pied. On en façonne des talismans utiles pour beaucoup. Il est en tout cas démontré qu’il est salutaire pour ceux qui le portent. Sa puissance, comme le dit Zoroastre, est admirable ; et, comme l’écrit Métrodore, cet excellent auteur, il écarte la foudre, les bourrasques et les tempêtes loin du navire, de la maison ou du champ où on le porte. Répandu dans les vignes ou les oliveraies, ou jeté dans les champs avec la semence par les paysans, il détourne des moissons les traits dangereux de la grêle, multipliant les récoltes si bien qu’elles redoublent d’abondance. Il chasse les ombres démoniquaes et les monstres de Thessalie. Il donne des commencements faciles et des dénouements favorables.


Cristal XLI : (photographie : Angers, Bibliothèque municipale, 309, f. 10rb)

De cristallo.

Cristallus glacies multos durata per annos,

Ut placuit doctis, qui sic scripsere, quibusdam,

Germinis antiqui frigus tenet atque colorem.

Pars negat, et multis perhibent in partibus orbis

Cristallum nasci, quod nec vis frigoris ulla,

Nec glacialis hiems umquam violasse probatur ;

Sed certum cunctis, nec stat dubitabile cuiquam,

Quod lapis hic soli subjectus concipit ignem,

Admotosque sibi solet hinc accendere fungos ;

Hunc etiam quidam tritum cum melle propinant

Matribus, infantes quibus assignantur alendi ;

Quo potu credunt replerier ubera lacte. (v. 550-561)

Le cristal est de la glace durcie pendant de nombreuses années. Selon l’avis de certains savants qui ont écrit en ce sens, elle conserve le froid et la couleur de son origine. D’autres le nient et tiennent pour assuré qu’en de nombreuses parties du monde naît du cristal que n’a jamais touché aucune force de froideur ni aucun hiver glacé ; mais voici qui doit être établi aux yeux de tous et ne doit être mis en doute par personne : cette pierre, soumise au soleil, engendre du feu et enflamme habituellement l’amadou qu’on lui présente. Mélangée à du miel, elle est donnée aux mères qui allaitent : grâce à cette boisson, croit-on, les seins se remplissent de lait.

 


Traductions et traducteurs

La plus ancienne traduction française

Le Liber lapidum, seu De gemmis connut au Moyen Âge un succès considérable, avec des traductions en français, en langue d’oc, en castillan, en hébreu, en italien, en anglais, en irlandais, en danois, en islandais, en norvégien, en suédois, en catalan et en néerlandais, et fut la source principale des lapidaires médiévaux rédigés en langue vernaculaire, tant en vers qu’en prose.

 

Sa plus ancienne traduction est une traduction anonyme en vers français dite « Première version en vers » : elle présente des traits de la langue de l’ouest et peut ainsi prétendre à une origine anglo-normande ; elle remonte à la première moitié du xiie siècle. Cette traduction est aujourd’hui conservée dans six témoins manuscrits copiés entre la fin du xiie siècle ou le tout début du xiiie siècle pour le plus ancien, et la fin du xiiie siècle pour le plus récent.

 

Le manuscrit Paris, Bibl. Sainte-Geneviève, 2200, écrit en 1276-1277 dans le nord de la France, témoigne de la diffusion de ce poème en dehors de sa zone géographique de production : la « Première version en vers » y occupe les f. 120v-130r et présente, outre les caractéristiques de la langue du nord, quelques traits lorrains qui peuvent provenir d’un témoin antérieur.

 

Le titre donné par le manuscrit Paris, Bibl. Sainte-Geneviève, 2200, f. 120va-120vb, débute sur le bas de la colonne de gauche et s’achève sur le haut de la colonne de droite : « Chi commenche li lapidaires translatei de latin en romans ki devise les vertus et les coulours des precieuses pierres ».

 

 

Prologue :

 

Evax fut un mult riches reis :

Lu regne tint des Arabeis.

Mult fut de plesurs chioses sages,

Mult aprist de plusurs lengagges ;

Les set arz sot, si en fut maistre.

Mult fut poissant e de bon estre,

Granz tresors ot d’or e d’argent,

E fut larges a tuite gent.

Pur lu grand sen, pur la pruece

K’il ot e pur sa gran largece

Fut cuneüz e mult amez,

Par plusurs terres renumez.

Nerums en ot oï parler :

Pur ce que tant l’oï parler :

Pur ce que tant l’oï loer,

L’ama forment en sun curagge ;

Si li transmist un sen message.

Neruns fut de Rume emperere

En icel tens que li reis ere.

Manda li ke li enveast

Par sa merci, ke nel laisast,

De sun sen, de sa curteisie :

Ne kereit altre manantie.

Evax un livre li escrist,

K’il meïsme de sa main fist,

Ke fu de natures de pierres,

De lor vertuz, de lur manieres,

Dum venent, e u sunt truvees,

En quels lius e en quels cuntrees,

De lor nuns e de lor culurs,

Quel poissance unt e quels valurs.

Mult sunt les lur vertuz cuvertes,

Mais lor aïes sunt overtes.

Li mire i trovent grant succurs,

Cil ki cunuissent lor valurs :

A faire medicinement

I trovent grant succurement.

Nus sages on duter ne deit

K’en pierres granz vertuz ne seit :

En herbes ne sunt tant trovees

Vertuz si seient esprovees.

Deus les i mist mult gloriuses :

Pur ce s’apelent precieuses.

E ce vus di ge ben pur veir

Ke rien ne poit vertu aveir,

Si Deus li veirs ne li cunsent

E si de lui ne li descent. (v. 1-46)


 

Le prologue de Paris, Bibl. Sainte-Geneviève, 2200, f. 120vb se réduit à 10 vers seulement et commence avec le v.37 :

« Nul sage homme doter ne doit

K’en pirres granz vertus ne soit… »

 

 

 

Améthyste XVI : photo de Paris, Bibl. Sainte-Geneviève, 2200, f. 123rb

 

Ametiste a culur purprin,

O tel cume gute de vin,

O altretel cum violete,

Ou cume rose munde e nete ;

L’une turne alkes a blanchiur,

L’altre a de vin meslé rovur.

D’Inde nus vient iceste piere,

E est a entallier legiere.

Ki l’a sur sei, n’eniverra

Ne ja vins ne l’estordira.

Par dreit sereit en gran cherté,

Se il n’en ert si grant plenté :

Granment deüssent estre cheres ;

E si en sunt de cinc maneres. (v. 381-394)

 

 

 

Corail XX : photo de Paris, Bibl. Sainte-Geneviève, 2200, f. 124vb

Corals cum arbre creist en mer,

Verz naist, e mult fait a amer.

Qant l’air la tuche si devient dure,

Ruige devient de sa nature.

Dimi pié a bien de longur.

Ki l’a sur sei n’avra poür

De fuldre ne de tempesté.

Li chians u est rent granz plenté,

Ne gresles ne altres orages,

La u el gist, ne fait damages.

Ele fait fruit multipleer ;

Fantosmes toilt e destorber,

E dune bon cumencement

E meine a bon definement. (v. 493-506)

 

 

 Cristal XLI : photo de Paris, Bibl. Sainte-Geneviève, 2200, f. 126va

Li alquant dient de cristal

Ke ce est glace natural :

Par anz endurzist de freidure,

Pur le freit mue sa nature ;

E ce redient li plesur

Ke en mainz lous naist sen freidur.

Ceste conceit le fou vermeil,

Ki la tient el rai del soleil,

E de cel fou li tondre esprent,

S’il i tuche alqes sovent.

A nurice est ele bone

Pur lait, ki a beivre li done (v. 755-766)

 

 Le copiste de Paris, Bibl. Sainte-Geneviève, 2200, f. 126va a ajouté entre les v. 760 et 761 : « Cristals naissent et cristal sont / En plusors parties del mont. » Du remplissage !

 

 

Édition : Paul Studer et Joan Evans, Anglo-Norman Lapidaries, Paris, 1924.

 

 

Les traductions vernaculaires du Liber lapidum de Marbode

Les traductions vernaculaires du Liber lapidum de Marbode.

Liste des traductions vernaculaires du Liber Lapidum de Marbode.

Liste des traductions vernaculaires du Liber Lapidum de Marbode.

Le Liber lapidum, seu De gemmis connut au Moyen Âge un succès considérable, avec des traductions en français, en langue d’oc, en castillan, en hébreu, en italien, en anglais, en irlandais, en danois, en islandais, en norvégien, en suédois, en catalan et en néerlandais. Il fut la source principale des lapidaires médiévaux rédigés en langue vernaculaire, tant en vers qu’en prose.

Bibliographie générale : Maria Ester Herrera, Las traducciones del "Liber lapidum" de Marbodo de Rennes, dans Iacobus, n° 19-20, 2005, p. 47-57.

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